Faire le point

« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? »

« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » 1

L’éternelle question

On vous a déjà posé cette question n’est-ce pas : « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? »

Et si c’était un « faux problème » ? Et si vous preniez conscience qu’un choix de carrière (ou d’étude) ne va pas définir ce que vous allez faire obligatoirement pour le reste de votre vie ?

Et si vous vous engagez dans une voie et que vous changez d’avis, que va-t’il se passer ? Comment rebondir et « limiter la casse » ?

Ces questions sont importantes. Elles permettent de se poser et réfléchir à votre avenir professionnel. Aujourd’hui, c’est une étape indispensable.

Pourtant, il ne faut pas se mettre de pression pour autant. D’ailleurs, pourquoi c’est si dur de répondre à la question : « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? »

Tout simplement parce que donner une réponse unique à cette question signifie souvent que votre vie va être toute tracée. Dans l’esprit des gens, si vous dites : « Je veux être pompier plus tard. », on va vous mettre dans la case « pompier ». Vous allez être mis dans une formation qui correspond à ce métier et en avant. 

Or, cette envie de métier est une unique réponse. Souvent, on pose cette question aux adolescents, au moment des choix d’études. Avoir une envie ne signifie pas forcément que c’est la seule envie de cette personne. Il y a tant de domaines qu’il n’a pas encore exploré, comment voulez-vous qu’il sache réellement s’il aime faire tel ou telle chose ?

Toujours avec l’exemple du pompier, oui, devenir pompier est une solution qui est susceptible d’épanouir cette personne. Cependant, il y a potentiellement d’autres domaines qui pourrait l’épanouir encore davantage ! Alors il faut creuser, prendre le temps d‘expérimenter et de tâtonner.

« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » 2

Et si je n’ai aucune idée ?

Ici, on part du principe que vous avez au moins une idée de réponse à cette question. Cependant, ce n’est pas toujours le cas.

Il peut être difficile d’y répondre pour une raison tout autre : vous ne savez pas du tout, mais PAS DU TOUT, ce que vous voulez faire dans 10 ans. 

Aujourd’hui, vous vivez votre meilleure vie : à quoi bon se prendre la tête avec toutes ces questions ? Belle philosophie qui met l’instant présent au centre de votre quotidien. Vous faites ce que vous aimez aujourd’hui, mais qui dit forcément que vous allez vouloir faire la même chose dans 1 an ?

Oui, on évolue avec l’âge. Nos envies et nos projets de vie évoluent de la même manière, au même rythme. Alors, faut-il ou non répondre à la question : « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » 

Aucune obligation, même si prendre le temps de se poser cette question est pertinent.

Un choix de carrière n’est pas définitif. 

Je le répète : le choix de carrière que vous faites aujourd’hui ne sera pas définitif. 

Ancrez-vous ça dans la tête, vous aurez moins peur d’agir.

Pour aller plus loin sur ce point, lisez l’article
« Votre avenir n’est pas écrit d’avance »

On remarque très souvent qu’en fin de carrière, le métier effectué par une personne correspond rarement à son domaine d’études initial. Ah oui et pourquoi donc ?

Les diplômes permettent d’entrer dans le monde du travail. Ensuite, une fois que l’on est dedans, on remarque vite que le monde universitaire est très différent du monde du travail. 

Les problématiques et les enjeux sont tout autre. Ainsi, les opportunités qui s’ouvrent à vous touchent à de nouvelles thématiques. 

Si vous lisez cet article et que vous êtes en poste depuis plusieurs années, réfléchissez-y : votre métier correspond-il exactement à votre domaine d’études initial ? Dans la majorité des cas, plus les années de carrière avancent, plus l’écart se creuse. 

Et c’est tant mieux ! 😊 Cela prouve bien que vos choix de carrière initiaux ne sont pas définitifs.

Pas une unique réponse : vos bonnes réponses

Alors, si aujourd’hui vous êtes tétanisé(e) par la question : « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? », relativisez. Il n’y a pas UNE et unique réponse à cette question.

Dans les faits, il y a un tas de bonnes réponses à cette question. Chacune de ces réponses vous est propre et personne ne peut décider ce qui est bon pour vous. Vous seul(e) savez ce qui est épanouissant pour vous.

Aussi, l’erreur est possible. Vous pouvez penser aujourd’hui que vous pourrez vous épanouir dans un métier, or lorsque vous vous lancez dans des études de ce domaine (ou que vous commenciez directement à travailler), vous pouvez vous rendre compte que vous vous êtes trompé(e).

J’ai envie de dire que c’est une excellente chose de se tromper. C’est très Français de chercher à éviter l’erreur. Quand quelqu’un se trompe ou échoue, il est pointé du doigt : « Tu vois, on te l’avait dit que tu allais échouer. » Quelle mentalité… 

Ça ne m’étonne pas que tant d’enfant ai peur de prendre des décisions dans un tel contexte. Si lorsqu’ils échouent, on leur tape sur les doigts, comment voulez-vous qu’ils prennent confiance en eux ? Il en résulte des tas d’adolescents qui ne savent pas quoi faire de leur vie, en partie parce qu’ils n’osent pas essayer des choses nouvelles, de peur d’échouer et d’être jugé.

Gardez en tête que c’est culturel. Aux Etats-Unis par exemple, la mentalité est tout autre. Quelqu’un qui se trompe et qui rebondit est valorisé. « Il a essayé, c’est honorable, prenons exemple sur lui. »

Les plus grands entrepreneurs sont des personnes qui ont échoué des tonnes de fois avant de trouver une recette qui fonctionne.

Inspirez-vous de cette mentalité pour répondre à la question : « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? ».

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Et si vous n’y répondiez-pas ?

Une réponse tout à fait louable peut être : « Je n’ai pas de réponse définitive à cette question, mais je vais essayer de me diriger dans ce domaine, voir si cela me plait. Si je me rends compte que cela ne me plait pas, j’en essayerai un autre. Jusqu’à ce que je trouve ce qui me plait réellement. »

Bien sûr, c’est une réponse idéale qui enlève un maximum de pression, mais la pression sociale existe bien.

Si vous ne savez PAS DU TOUT ce que voulez faire de votre vie professionnelle, une excellente solution est l’année sabbatique. 

Pourtant, cette méthode d’apprentissage est encore criblée de nombreuses idées reçues. Les plus bienveillants comprendront l’intérêt d’une telle démarche, tant sur le plan humain que sur le plan professionnel.

A 18 ans, en pleine période de transition entre l’adolescence et la vie adulte, il est souvent délicat de savoir qui l’on est vraiment et ce que l’on veut pour l’avenir. Une année sabbatique est une excellente solution pour apprendre à se connaître, mûrir et savoir dans quelle direction nous souhaitons-nous diriger.

Année sabbatique ne rime absolument pas avec « ne rien faire ». Au contraire, c’est tout le contraire. C’est une année, pour vous, pour FAIRE un maximum de choses qui vous plaisent ou qui vous intriguent. Quoi de mieux pour mûrir ? 

Pour en apprendre davantage sur ce sujet, lisez l’article
« Désactivez le « pilote automatique » grâce au voyage »

En France, encore une fois, ce n’est pas forcément vu du meilleur œil par l’entourage et par les recruteurs. Encore une question culturelle. Regardez les pays autour de vous, notamment en Europe ou en Amérique du Nord : l’année sabbatique y est très courante à la sortie du lycée ou entre deux années d’études supérieures.

Pourquoi ? L’intérêt humain et professionnel est indéniable. Alors, si vous en avez l’occasion, et surtout l’envie, pourquoi ne pas tenter l’expérience de prendre une année (ou quelques mois) pour vous retrouver ? 😊


Merci d’avoir lu cet article et à très bientôt sur Trace Ta Carrière ! 😊

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